• L' Agence Tous Risques

    Présentation générale

    Retour sur l' une des séries les plus célèbres des années 8O. Mais rappelons brièvement le concept de la série tel qu' il est présenté au début de la série : Une dizaine d' années auparavant, les hommes des commandos spéciaux, alors au Viet-nam, sont accusés d' avoir pillés une banque. Arrêtés par les autorités militaires, ils parviennent toutefois à s'évader et se réfugient dans les bas-fonds de Los Angeles où ils aident les plus faibles s'ils peuvent louer les services de ces mercenaires, tout en fuyant la police Militaire lancée à leurs trousses. Ces hommes se font désormais appeler l' Agence Tous Risques (the A-Team, en VO). Spécialistes chacun dans un domaine, la série peut être considérée comme une version décalée et comic-book de Mission : Impossible.

    Enième production de Stephen J. Cannell, un des plus prolifiques producteurs des années 80 au même titre que qu' un Aaron Spelling. The A-Team appartient à cette vague de séries lancées et achetées en masse par les chaînes de TV française reposant sur un concept simple résumable en quelques lignes, et des héros monolithiques écrits une fois pour toutes. Les scénarios de ces séries manquent au bout d' un moment d' originalité, puisque basés sur des séquences-clés que le téléspectateur aura plaisir à retrouver de semaine en semaine, et ayant tendance à se répéter.
    Si la série connaît à raison un immense succès populaire à la fois en France et aux Etats-unis, la formule s'épuisera toutefois après la saison 4, au point que certains changements prendront place pour la saison 5, la moins intéressante puisqu' elle dénature le concept de base de la série : l' Agence, après avoir été finalement arrêtée et être passée devant un tribunal militaire, se voit offrir l' amnistie en échange de travailler pour le compte du gouvernement américain.
    Un nouveau membre, Frankie Santana avait été intégré peu de temps auparavant à l' équipe, portant son nombre à 5, et l' équipe est désormais sous les ordres du Général Hunt Stockwell, un personnage incarné par Robert Vaughn, le des Agents très spéciaux.


    Les Personnages

    Au nombre de 4 au départ, ils présentent la caractéristique d' être suffisamment définis pour ne pas connaître d' évolution notable (là n'est pas le plus important). Mais aussi d' avoir été écrits pour les acteurs les incarnant.

    Le Colonel John "Hannibal" Smith (George Peppard) : son surnom en dit déjà long sur le personnage, puisqu' il provient du célèbre Hannibal, bien sûr avec qui il partage le génie militaire. Habile dans les déguisements, souvent des personnages de vieillards, il est le chef incontesté de la bande, et c'est lui qui élabore les plans que ces hommes mettront à exécution. Si les personnages sont à peu près tous sur le même plan, Hannibal sait toutefois, en de très rares occasions, en appeler à la hiérarchie militaire dont les personnages sont encore très marqués.

    Capitaine "Looping" ("Howling Mad", en VO) Murdock (Dwight Schultz) : véritable cinglé incarné avec génie par Dwight Schultz, il est souvent le soutien et le renfort de l' équipe. Il ne vit pas avec eux mais et souvent enfermé en hôpital psychiatrique, d'où le Futé et ou Amy le sortent afin d' aider l' équipe. Il est un remarquable pilote, d' hélicoptère en particulier, bien qu' il soit à même de piloter tout ce qui vole.

    Sergent Bosco "B.A." (pour Bad Attitude) Barracus, dit "Barracuda" (en VF) : il est l' homme fort, le musclé du groupe. Celui à qui il ne vaut mieux pas chercher des noises. Véritable génie de la mécanique, c'est lui qui réalise et met au point les diverses transformations que les véhicules ou le matériel mis à disposition subiront afin de devenir des outils de guerre.

    Templeton Peck, dit "Futé" ("Face", en VO) (Dirk Benedict) : incontestablement le beau gosse, le séducteur de la bande. Un roi de 'l arnaque qui se sert de ses talents pour embrouiller les gens et obtenir ce qu' il veut.

    Amy Allen (Melinda Culea) : la journaliste destinée à enquêter sur les 4 mercenaires, se lie d' amitié très rapidement avec eux, au point de faire dans un premier temps partie de la bande.

    Lance LeGault : Colonel Roderick Decker (1983-1984)
    William Lucking : Colonel Lynch (1983-1984)
    Robert Vaughn : Gen. Hunt Stockwell (1986-1987)
    Eddie Velez : "Dishpan" Frankie Santana (1986-1987)


    Divers thèmes abordés dans la série

    A) Une série comic-book

    La série peut être vue comme une série comic-book : le quatuor présenté fait terriblement penser à une équipe de super-héros, chacun possédant ses propres qualités, son domaine de prédilection. (ce qui se traduirait dans un comic-book par ses pouvoirs). L' équipe sert le bien et des valeurs positives comme la justice et l' aide aux plus faibles. Les vilains qu' ils combattent ne font guère le poids face aux 4 mercenaires. Comme la plupart des super-héros, l' équipe possède une amie journaliste, en l' occurence Amy, un peu la Aprile des Tortues Ninjas, qui elles aussi voyageaient dans un van aménagé.
    Comme dans la plupart des plus célèbres comics, le chef de la bande, Hannibal possède sa propre phrase-culte, qu' il sort au moins une fois par épisode : " J'adore quand un plan se déroule sans accroc. "
    Dans les FF, la Chose possède son propre cri de guerre, " It 's clobberin' Time " (" c'est l' heure de la castagne ", remplacé à l' époque en VF par " Ca va chauffer ").
    Les personnages sont facilement identifiable par leur look particulier, propre à chacun : les gants de cuir et le sourire, ainsi que le cigare vissé au bec d' Hannibal, les "baguouses" et les colliers de Barracuda, le blouson de cuir et le brushing impeccable du Futé, la casquette, et le blouson en cuir de Looping Murdock.
    Comme la majorité des héros de séries des années 80, l' A-Team est clairement identifiable aux véhicules utilisés, des véhicules quasiment iconiques aux lignes et couleurs à la fois simples et marquantes : le van noir aux bandes rouges de Barracuda, à l' intérieur couvert de moquette, qui sert souvent de Q.G. Mobile, et la voiture de sport blanche aux bandes rouges du Futé.
    La série n'oublie pas d' être machiste et mysogine : les quelquespersonnages féminins sont pour laplupart fades, se pamant devant le Futé. Ce sont souvent des D.E.D. (Demoiselles en Détresse) qu' il faut aider ou sauver. Elles sont le repos du guerrier, d' innombrables conquêtes potentielles. Et Amy ? Si elle trouve naturellement sa place dans l' équipe, son role se trouve se trouve considérablement amoindrie dans la saison 2 : peu de répliques, peu d' importance lui sont accordées. De plus, l' équipe a souvent à coeur de la protéger et veiller sur elle. A l'image des personnages féminins de comics des années 60 (!), comme la fille invisible, par exemple. Amy sera remplacée par la suite par un autre personnage féminin, Tawnia Baker, encore plus inconsistant.


    B) Une comédie d' action

    Difficile de prendre au sérieux les bagarres de ces quatre baroudeurs. Si Barracuda vient à bout de ses adversaires, de même que John Smith, on a du mal à imaginer que le playboy a la gueule d' ange Templeton Peck ait pu être un soldat d' élite, de même que le chien fou Murdock, et encore moins qu' ils puissent assomer un adversaire d' un coup de poing. L' action dans Agence Tous Risques remplit les quotas d' un spectacle avec ses passages attendus, et les bagarres font partie du lot. On peut les considérer comme l' équivalent des claques assomant les méchants assénées par Bud Spencer dans les films du fameux duo héros de nombreux films.
    Les militaires, toujours sur les traces des inssaisissables mercenaires, se font facilement duper et passent en général pour des idiots, ne sachant reconnaître Hannibal sous son postiche et maquillant à peine sa voix. Les poursuites en voiture sont calibrées et répondent aux canons de l' époque, pneus qui crissent et envol spectaculaires se rencontrant à longueur d' épisode. L' Agence sera dans un premier temps poursuivie par le Colonel Lynch, avant que celui-ci ne soit remplacé, par son incapacité à mettre hors-course les 4 héros, par un colonel un peu plus malin (sans toutefois parvenir à plus de réussite), le Colonel Decker, toujours accompagné d' un acolyte, le Capitaine Crane, un soldat noir qui l' accompagne en permanence, les fameux Black et Decker (sic) de la série.
    Le doublage français, servi par des comédien de grand talent qui s'en sont donnés visiblement à coeur joie, renforce l' aspect comédie du show et sert les numéros d' acteur savoureux de Dwight Schultz et George Peppard. Si ces acteurs furent les héros d' autres séries ou jouèrent bien sur d' autres rôles, ils restent surtout célèbres (surtout en France) pour leur interprétation dans la série.


    C) Un portrait inquiétant de l' Amérique.

    Derrière la rigolade et la comédie, on peut toutefois voir dans la série (comme dans bien d' autres datant des années 80 un message plus inquiétant et préoccupant. Tout comme Rambo, toutes proportions gardées, les 4 héros ont, selon les épisodes, plus ou moins de mal à s'adapter et à retrouver leur place dans la société. Si ceux-ci tentent de mener une existence ordinaire, ils n'en gardent les traces de la Guerre du Viet-Nam. Hannibal Smith, le plus marqué sans doute, se croit parfois toujours en guerre. Le combat contre les criminels lui en donne parfois l' illusion.
    De plus, en pleine amérique reagannienne, le contexte est favorable à l' apparition de vigilantes. Des personnes suivant leur sens moral et servant le bien sans dépendre en aucune façon des lois. Les figures censées incarnées le bien, la justice, sont des figures soit corrompues abusant de leur pouvoir (c'est parfois le maire ou le shérif d' une petite ville des Etats-Unis que doit combattre l' A-Team), ou faibles, incapables d' assurer l' ordre par elles-mêmes sans faire appel à une aide extérieure.
    La série ne néglige pas, en outre, d' aborder la réalité sociale de l' époque. La guerre fait encore rage dans certaines parties du globes, l' armée n'hésitant pas à vouloir récupérer les mercenaires pour les faire passer en cour martiale, mais peut-être aussi pour leur confier certaines missions requérant des commandos spéciaux possédant certains talents. Dans l' amérique contemporaine, la drogue devient l' un des fléaux, et la série présente parfois des trafiquants. Tout cela, le téléspectateur français ne s'en rendra jamais compte. Le doublage français visant à transformer la série en divertissement familial destiné aux samedis ou dimanche après-midis de l' époque sera particulièrement édulcorée. Ainsi, toutes les références à différents conflits, à la guerre du Viet-Nam furent soigneusement gommées. Probablement une volonté délibérée de TF1, la censure ne datant pas d' hier. De même, toutes les références à la drogue furent soigneusement gommées, ce qui donne parfois de savoureux dialogues. Morceaux choisis : L' équipe découvre des sachets de cocaïne dissimulés dans du pain. Smith : " Je ne pense pas que ce soit du sucre en poudre ".
    Un flic faisant partie d' un groupe de policiers corrompus a une série de maîtresses avec qui il couche. Smith (en VF) : " Une sorte de Dom Juan des faubourgs. "


    Et aujourd'hui ?

    La série a de toute évidence marqué les esprits à travers le monde. Qui n'a jamais regardé un péisode de cette mythique série, ou n'a jamais entendu la réplique-culte d' Hannibal : " J' adore quand un plan se déroule sans accroc " ? Ou ne se rappelle pas de l' entrainant générique français ? Célèbre à travers le monde, une musique de l' anime Full Metal Panic ! reprend le célèbre générique original de la série.
    A Hollywood, où un engouement soudain est né pour les séries des années 70 et 80 que l 'on rêve d' adapter, la nostalgie devant garantir un nombre suffisamment important de spectateurs, un projet de revival courre depuis un certain moment. Le projet semble toutefois avoir avancé, puisque la préproduction aurait suffisamment avancé pour une sortie prévue en 2008.


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  • Mission : Impossible

    Créé par Bruce Geller. 

    La fin des années 60. La Guerre Froide est toujours d' actualité, et le gouvernement américain craint que le bloc soviétique ne s'étende encore et n' écrase de son influence les Etats-Unis et leurs alliés. Dans ce contexte de troubles, les Services secrets des différentes nations et les agences d' espionnage n'ont jamais été aussi actives. En particulier les services secrets américains, dont une division ultra-secrète, l' I.M.F. opère dans l' ombre à l' insu de tous. Pour certaines missions, dite impossibles, le Département d' Etat a formé des agents aux multiples talents, destinés à s'opposer aux dictateurs, agents du bloc ennemi ou criminels, en opérant sans aide, et sans filet. Car en cas d' échec, le Département d' Etat niera avoir eu connaissance des agissements de ces agents non-officiellement couverts.

    En regardant la série maintenant, en 2006, à l' occasion de la sortie en DVD, il est étonnant de constater à quel point Mission : Impossible n'a pas trop mal vieilli et reste encore regardable, et même plaisante à suivre. Bien sûr, il convient de replacer la série dans le contexte hsitorique de l' époque, celui de la Guerre Froide pour en apprécier pleinement les intrigues, mais les duperies, "mises en scènes" et numéros d' acteurs ont gardé toute leur saveur. On comprend alors pourquoi l' Agence Tous Risques, pas si éloignée de l' équipe de Jim Phelps, put être vue comme une version comic-book de Mission : Impossible, ou encore l' importance de la série dans l' histoire des Séries TV américaines, au point que des séries récentes comme ALIAS ou Prison Break (la planification de l' évasion, le génie de Scofield, n'ont rien à envier à l' intelligence des intrigues montées par les chefs (mais aussi et surtout les scénaristes) de Mission : Impossible), puisant à diverses influences éparses, sont réminiscentes de cette série, et en reprennent certains des ingrédients, preuve de son influence durable et incontestable.
    D'ailleurs, que J.J. Abrams, créateur d' ALIAS, une des séries d' espionnage des années 200 des plus marquantes, réalise le 3ème volet des aventures cinématographiques de Mission : Impossible est d' une certaine façon un moyen de boucler la boucle : J.J. Abrams n'a jamais caché son profond respect pour toutes ces séries des années 60 et 70 qui font désormais partie de la culture populaire américaine, et après avoir relancé le genre des séries d' espionnages, c'est tout naturellement qu' il accepta de réaliser le 3ème volet. Avec pour résultat un film mixte qui fut celui des 3 qui se rapprocha le plus de la série originale (tout en constituant une sorte d' épisode cinématographique d' ALIAS, beaucoup des éléments constitutifs de la série s'y retrouvant retranscrits, mais également, tout de même, un véhicule pour le narcissique Tom Cruise).




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  • Ghost In The Shell Stand Alone Complex

    En résumé

     

    2030. Le futur. Les progrès scientifiques n'ont pas cessé de modifier l' homme et la société dans laquelle il vit. Le réseau Internet a continué à se développer, et les implants cybernétiques et autres prothèses se retrouvent dans presque tous les individus. Une liaison neurale permet à certains individus d' entrer en contact avec d' autres, rendant les anciens modes de communication comme les téléphones portables. Les gens finissent par se doter de nouvelles enveloppes corporelles ou de nouveaux membres cybernétiques, qui pallient aux anciennes faiblesses du corps humain. Dans cet univers modifié en profondeur, est apparue de la même manière un nouveau type de criminalité, impliquant hackers et cyber-terroristes aux motivations des plus diverses. Pour lutter contre ces criminels, le gouvernenement japonais a décidé de proposer une réponse adéquate à cette situation. Ainsi, la Section 9, directement aux ordres du Ministère de la Justice, à l' existence inconnue du grand public, regroupe-t-elle des agents d' élite chargés de la lutte contre le cyber-terrorisme et la cyber-criminalité. Menée par leur chef Aramaki, la Section 9 regroupe des agents charismatiques : le Major Kusanagi, une jeune femme brillante et redoutable, une guerrière d' exception qui prend souvent la tête des missions diligentées par le ministère, Bato, une montagne de muscles, le très humain Togusa (l' un des rares humains ayant refusé la cybernétisation à outrance et conservé son corps originel), et bien d' autres membres.


    Description d' un mythe

     

    En 1995, 3 ans après le monument Akira, un nouveau film modifie la perception de l' animation que pouvait avoir le public occidental. Bloqué culturellement sur l' idée stupide qu' " animation=support pour un spectacle destiné aux enfants ", le public occidental a l' occasion de découvrir avec Ghost In The Shell une histoire intelligente, profonde, politique, philosophique... "Adaptation" d' un manga de Masamune Shirow, spécialiste de mangas cyber-punk, ce film est l' oeuvre du réalisateur Mamoru Oshii qui s'empare du matériau originel pour en proposer sa propre vision. De ce fait, certaines divergences sont à noter par rapport à l' oeuvre originale pour un spectacle adulte requiérant une certaine attention et faisant appel à l' intelligence du spectateur. Le film oppose les membres de la Section 9 à un cyber-terroriste appelé le Puppet Master, avant que ne se dévoile la véritable nature du criminel.
    Un tel succès dans l' histoire de l' animation ne pouvait rester lettre morte, et pendant que Oshii réalise un film reprenant certain des personnages de l' univers de GITS, Innocence, une série animée est lancée en production. Le pari est cette fois de proposer un anime plus fidèle au manga originel, tout en ne négligeant pas le fait que ce sont surtout les fans du film d' Oshii qui pourraient faire le succès de la série, et qu' il faut donc rester dans la continuité de ce dernier. Pour cette série, la construction scénaristique se fait de la même façon que pour la majorité des séries animées japonaises : elle commence par une série d' épisodes loners avec une seule intrigue par épisode, chargés de nous faire prendre contact les différents personages, avant que ne se profile une intrigue générale liant plusieurs épisodes les uns aux autres, qui courra jusqu' à la fin de la série. Les scénaristes poussent le concept jusqu' au bout : à la manière d' un X-Files, la série se partagera donc entre épisodes Stand Alone, et épisodes Complex, racontant une seule et même intrigue. La Section 9 est une fois de plus confrontée à un hacker de génie, le Rieur (“the Laughing Man”, en VO), dont les actions impliquent des enjeux économiques et politiques.
    Les scénaristes parviennent à produire des scénarii de qualité, demandant la même attention soutenue que demandait celle du film. Si le monde décrit par la série présente une société marquée par de nombreux progrès informatiques et cybernétiques, l' univers dépeint reste assez proche du notre pour que le téléspectateur puisse s'y impliquer. Et n'est surtout qu' un masque, un décor utilisé pour raconter des histoires dramatiques profondément humaines (de même que le faisait déjà X-Files). Foisonnante d' idées et de concepts, brillante dans son écriture et sa réalisation, la série regorge de clins d' oeil et de références littéraires et cinématographiques, en plus de puiser à tous les registres.
    La série se paye en plus le luxe de mettre à contribution l' une des meilleures compositrices de musiques d' animes, la talentueuse Yoko Kanno, ayant auparavant travaillé sur Cowboy Bebop, Arjuna, entre autres.
    Cette série est donc une incontestable réussite, une de plus à ajouter au crédit du studio qui l' a produite, Production I.G., studio derrière le segment animé du film Kill Bill, mais aussi le film Blood (décliné lui aussi en Série TV par les bons soins du studio).


    Le Futur de Stand Alone Complex

     

    Devant le succès de la série, une nouvelle saison ( the 2nd Gig) fut produite, qui poursuit le succès de la série. On retrouve avec plaisir les mêmes éléments et personnages, et le mélange politique, philosophique et dramatique de la saison 1. Cette fois, c'est Mamoru Oshii lui-même qui participe au scénario de la série, ce qui permet de retrouver les éléments inhérents à ses travaux. Le découpage de la série s'est encore complexifié, la série porposant des épisodes Dual, Dividual ou Individual. Le Rieur a laissé la place aux mystérieux Onze Individuels, qui ne dévoilent leur secret que progressivement. Un nouveau protagoniste, , est apparu, mystérieux et manipulateur. Son passé ne nous est révélé que progressivement, et la Section 9 fera souvent les frais de ses manigances. Au coeur de la majorité des épisodes de ce 2nd Gig, la question épineuse des réfugiés, ces "intrus" qui tentent de trouver leur place au Japon.
    Cette seconde saison régale tout autant que la première, heureux que nous sommes de retrouver des intrigues complexes et adultes, ainsi que nos personnages dont le passé continue à nous être dévoilé.
    Et le futur de cet univers se poursuit encore avec, devant le succès de la série, la production d' un film d' animation se déroulant 2 ans après les événements de la seconde saison, Solid State Society, avec un nouvel hacker manipulateur, successeur des Puppet Master et Rieur, au centre de l' intrigue.

    En France, la série a connu certaines diffusions sur des chaînes du cable, et est éditée en DVD chez Beez. une édition soignée et de qualité, proposant force suppléments (multiples interviews, notes d' informations sur les épisodes, VOST et VF... ) et goodies (box collector, T-Shirt, bandes originales... ).


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    L' histoire :

    Bienvenue à Sunnydale, petite ville de Californie. Nous sommes en 1997, et la vie de quelques uns de ses habitants va être bouleversée par l' arrivée d' une nouvelle élève au lycée de cette ville ensoleillée. Buffy Summers, jeune blonde pétillante de 16 ans, arrive de Los Angeles avec sa mère (qui élève seule sa fille) après avoir été renvoyée de son ancien lycée. Ce que personne ne sait, c'est que Buffy est l' Elue, la Tueuse. A chaque génération, une jeune fille est en effet choisie par les forces du bien pour combattre les vampires, les démons, et les forces de l' ombre. Et les éliminer. Dotée d' une force supérieure, elle est l' arme du bien contre les ténèbres. Guidée par M. Giles, le bibliothécaire du lycée, et aidée par de nouveaux amis, Willow et Alex, Buffy va en apprendre plus sur son sombre destin qu' elle apprendra à accepter. D'autant plus que Sunnydale est construite sur une « Bouche de l' Enfer », et qu' elle est un centre d' attraction pour les forces occultes. Tout au long des sept saisons de la série, Buffy et ses amis affronteront des ennemis de plus en plus puissants, des démons toujours plus inattendus et cela tout en apprenant à être adultes et à prendre leur destin en main. Car « la chose la plus difficile en ce monde, c'est d' y vivre ».


    Description d' un mythe :

    Tout comme le personnage mythique Superman, auquel Buffy the Vampire-Slayer n'hésite pas à faire référence explicitement, le personnage de Buffy est né d' un fantasme de son créateur Joss Whedon. Celui-ci voulant modifier le schéma habituel des films d' horreur (mettant le plus souvent en scène une jeune idiote blonde se faisant assassiner par un mystérieux tueur), eut l' idée d' inventer Buffy : une jeune fille courageuse et forte qui pourrait tenir tête aux tueurs, à d' éventuels monstres. A l' origine, le personnage ainsi créé s'incarna tout d'abord dans un film, mais comme bien souvent le projet échappa à son créateur Joss Whedon. D'où la volonté de ce dernier de reprendre son personnage et de le développer au sein d'une série TV. A l' origine, Buffy the Vampire-Slayer était une série de remplacement, diffusé lors de la mi-saison sur la chaîne WB. (Le mélange de différentes influences et de différents éléments déjà à l' oeuvre dès le début de la série rendit d'ailleurs difficile le travail de catégorisation des publicitaires de la Warner, ne sachant réellement comment vendre la série aux spectateurs). C'est pourquoi la première saison ne compte que douze épisodes (extrêmement soignés) et que cette saison ne comporte pas de cliffhanger, la série n'étant pas sûre de revenir pour une saison 2. D'ailleurs, la série ne fut diffusée qu' une fois ces 12 épisodes mis en boîte, personne ne sachant alors ce qu' il adviendrait de la série. Whedon trouvait de toute façon ce procédé très frustrant pour les spectateurs en cas d' annulation, laissa toujours une fin plus ou moins ouverte chaque année, sans proposer de cliffhanger.

    L' enjeu de la série était de présenter un savant cocktail d' horreur, de comédie et de drame. La série puise donc des éléments aux films d'horreur pour teen-agers, mais également à la littérature fantastique (certains monstres, la théorie de la création du monde dans Buffy ne sont pas sans évoquer Lovecraft), aux contes de fées version "pour adultes", et aux comics (les B.D. américaines), la Tueuse blonde étant elle aussi une super-héroïne, au même titre que des personnage comme Spider-Man. Au cours des ans, chaque saison, tout en s'inscrivant dans la logique de la précédente, traitera d' un ou plusieurs thèmes en profondeur, ce qui fait qu' aucune d' entre elles ne ressemble vraiment aux précédentes, et ce même si elle semblent respecter la même structure d' ensemble à chaque fois (la séparation puis la refondation du Gang, au gré des nouvelles additions tout comme des départs des personnages, alors que dans l' ombre, agit le Big Bad que tous devront combattre à la fin de la saison, toujours apocalyptique). Et pour cause, puisque à l' image de la vie, les personnages évoluent, grandissent et mûrissent ; certains membres de la bande de Buffy (appelée le « Scooby-Gang » en VO) partent pour être remplacés par d' autres.


    Conclusion :

    Souvent considérée à tort comme une "série pour adolescents", ou à destination de ce public, ayant acquis le statut de série-culte outre-atlantique, Buffy the Vampire-Slayer est bien plus que cela. Il s'agit d' une série adulte sur l' adolescence intelligente, fine, tour à tour drôle et touchante qui, tout comme l' oeuvre de Shakespeare (dont Joss Whedon, le créateur de Buffy est un grand admirateur), brasse une quantité de thèmes universels qui la destinent à tous les publics (et pas seulement aux ados. La série tend à l' universel, à l' image de toutes les grandes séries). Rarement une série sera en effet parvenue à parler avec une telle justesse et une telle intensité de la vie, de la mort, de l' évolution, de la passion (amoureuse), tout en étant romantique, épique, comique ou tragique selon les saisons, les épisodes. Puisant à tous les genres (en particulier le conte de fées ou les films d' horreur), Buffy the vampire slayer aborde d'abord et surtout le grand thème de la solitude (tout comme certains épisodes d' X-Files) et de la nécessité pour (bien) vivre sur Terre de ne pas être seul. Elle présente une galerie de personnages en mouvement jamais (à l' exception de quelques uns, et encore) figés et présentant une incroyable profondeur psychologique qui nous les fait aimer et détester tour à tour, aucun n'étant exempt de ces défauts auquel personne n'échappe. Buffy a la particularité de présenter le passage à l' âge adulte comme un chemin long, sinueux et semé d' embûches. Car l' adolescence n'est pas la période dorée et pleine de joies que l' on présente parfois (justement, de façon générale, dans les "séries pour adolescents"), mais l' étape la plus difficile de la vie, qui contribue en grande partie à constituer notre moi adulte et nous marque, le plus souvent, à jamais.


    2 commentaires
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    Buffy the Vampire-Slayer est l' une des plus grandes séries que nous ait offerte la télévision américaine. Ci-dessous, quelques bannières inspirées, reprenant des photos promotionnelles de la saison 1 :  

     


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